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Avis Xiaomi Redmi 13C 5G : le premier smartphone d'un enfant à 149€

Test du Redmi 13C 5G comme premier smartphone d'enfant : 4,2/5 sur Amazon, écran 6,74" 90Hz, Dimensity 6100+, 5000 mAh, jack 3,5 mm et sans NFC. Notre avis.

Expert
Xiaomi Redmi 13C 5G 4 Go / 128 Go

Xiaomi Redmi 13C 5G 4 Go / 128 Go

4.2

180€

Un smartphone à 149€ qui coche les cases d'un premier téléphone d'enfant : grosse batterie 5000 mAh, écran 90 Hz, jack 3,5 mm, microSD, double SIM et aucune puce NFC donc aucun paiement sans contact. Les compromis (écran HD+, 4 Go de RAM, chargeur 10W) sont assumés à ce prix.

Points forts

  • 149,24€ : une casse ou une perte ne ruine pas le budget familial
  • Batterie 5000 mAh avec un écran HD+ peu gourmand : tient la journée d'école large
  • Pas de NFC : aucun paiement sans contact possible sur l'appareil
  • Prise jack 3,5 mm : des écouteurs filaires à 10€ suffisent, pas de Bluetooth à gérer
  • microSD jusqu'à 1 To et double SIM
  • Capteur d'empreintes latéral + déverrouillage facial
  • Écran 6,74" 90 Hz, échantillonnage tactile 180 Hz

Points faibles

  • Écran HD+ 1600 x 720 seulement, et 450 nits typiques : difficile à lire en plein soleil
  • 4 Go de RAM : le multitâche sature vite entre YouTube et un jeu
  • Adaptateur 10W fourni dans la boîte alors que l'appareil accepte 18W
  • Capteur unique 50 MP, vidéo plafonnée en 1080p 30 fps
  • MIUI 14 et un suivi logiciel bien plus court que chez Samsung
  • 195 g et 168 mm de haut : encombrant dans une petite main

Présentation

Acheter un premier smartphone à un enfant, ce n’est pas acheter un smartphone en plus petit. Le cahier des charges change : le prix doit rester assez bas pour qu’une chute dans la cour de récréation ne soit pas un drame, la batterie doit tenir une journée d’école sans chargeur, et les fonctions les plus sensibles — le paiement sans contact en tête — sont plutôt des défauts que des qualités.

Le Xiaomi Redmi 13C 5G, dans sa version 4 Go / 128 Go noire vendue 149,24€, coche ces cases presque par accident. Il n’a pas été conçu comme un téléphone pour enfant : c’est un smartphone d’entrée de gamme standard, noté 4,2/5 sur 222 évaluations Amazon. Mais son cocktail — grosse batterie, écran peu gourmand, prise jack conservée, et surtout aucune puce NFC — en fait un candidat sérieux pour un premier téléphone. Voici ce qu’il vaut réellement, spécification par spécification.

Caractéristiques techniques

  • Écran : 6,74”, IPS, 1600 x 720 (HD+), 90 Hz, échantillonnage tactile 180 Hz, 450 nits typiques / 600 nits en pic, contraste 1500:1
  • Processeur : MediaTek Dimensity 6100+ (Cortex-A76 2,2 GHz + Cortex-A55 2,0 GHz, GPU Mali-G57 MC2)
  • Mémoire : 4 Go LPDDR4X + extension virtuelle jusqu’à 8 Go, 128 Go UFS 2.2, microSD jusqu’à 1 To
  • Photo arrière : capteur 50 MP avec mode portrait, mode nuit, time-lapse — vidéo 1080p 30 fps
  • Photo avant : 5 MP — vidéo 1080p 30 fps
  • Batterie : 5000 mAh (typ.), charge filaire jusqu’à 18W, adaptateur 10W fourni dans la boîte
  • Sécurité : capteur d’empreintes latéral, déverrouillage facial
  • Connectivité : double SIM + microSD (triple emplacement), double 5G, Wi-Fi 2,4 et 5 GHz, Bluetooth 5.3, GPS / Galileo / Glonass / BeiDou
  • Audio : haut-parleur 1217, prise jack 3,5 mm
  • Système : MIUI 14
  • Format : 168,05 x 77,91 x 8,19 mm, 195 g

Un point mérite d’être souligné parce qu’il est invisible dans cette liste : il n’y a pas de NFC. La fiche technique officielle de Xiaomi n’en mentionne aucune sur ce modèle. Nous y revenons plus bas, car c’est probablement l’argument le plus décisif du dossier.

Design et prise en main

195 grammes pour 168 mm de haut : sur le papier, c’est un grand téléphone. Dans une main de dix ans, c’est franchement encombrant, et il faut prévoir une coque avec des rebords — le châssis plastique du Redmi 13C ne pardonne pas les angles de trottoir. Le dos texturé, en revanche, accroche mieux que le verre poli des modèles plus chers : moins de glissades sur un pupitre.

Le lecteur d’empreintes est placé sur la tranche, intégré au bouton d’allumage. C’est le bon choix pour un enfant : le geste est naturel, plus fiable qu’un capteur sous l’écran d’entrée de gamme, et bien plus rapide que la saisie d’un code. Le déverrouillage facial complète le dispositif, avec les limites habituelles d’un système basé sur la caméra frontale — il faut de la lumière.

Xiaomi n’annonce aucune certification d’étanchéité sur la fiche officielle de ce modèle. Pour un usage scolaire, c’est le point de vigilance : ni verre d’eau renversé, ni pluie battante. Si vous cherchez de la vraie résistance, notre sélection de smartphones étanches et résistants part sur d’autres bases — et d’autres budgets.

Écran

6,74 pouces en 1600 x 720, cela donne environ 260 pixels par pouce. Concrètement, les textes ne sont pas parfaitement nets et les contours des icônes sont légèrement crénelés si on regarde de près. C’est le compromis assumé de toute cette gamme de prix : la dalle est grande, mais définie en HD+ et non en Full HD+.

Le 90 Hz sauve l’impression générale. Le défilement dans YouTube ou dans une liste de messages est nettement plus fluide qu’en 60 Hz, et l’échantillonnage tactile à 180 Hz rend les jeux simples réactifs. C’est une dalle IPS, pas OLED : les noirs tirent sur le gris foncé, et le contraste annoncé de 1500:1 reste très loin de l’AMOLED du Samsung Galaxy A16.

La vraie limite est la luminosité : 450 nits en usage typique, 600 nits en pic. En classe ou à la maison, aucun problème. Dans une cour de récréation en plein soleil de juin, l’écran devient difficile à lire. Xiaomi propose un mode « lumière du soleil » qui pousse le contraste automatiquement, ce qui aide sans effacer le problème.

Performance et usage réel

Le Dimensity 6100+ est un processeur 6 nm avec deux cœurs Cortex-A76 à 2,2 GHz et six Cortex-A55 à 2,0 GHz. Traduit en usage : WhatsApp, Messages, l’ENT du collège, YouTube, Spotify et la navigation web fonctionnent sans à-coups notables. C’est très exactement le périmètre d’un premier smartphone.

Les 4 Go de RAM sont le vrai plafond. En pratique, laisser YouTube en arrière-plan, ouvrir un jeu, revenir : l’application est souvent rechargée depuis zéro. L’extension mémoire virtuelle de Xiaomi (jusqu’à 8 Go prélevés sur le stockage) atténue le phénomène sans le supprimer, parce qu’elle reste beaucoup plus lente que de la vraie RAM. Le stockage UFS 2.2 est en revanche une bonne nouvelle à ce prix : les applications s’ouvrent vite.

Côté jeux, il faut être honnête. Les jeux d’arcade, les jeux de plateforme et les puzzles tournent parfaitement. Un Roblox ou un Minecraft passe en réglages bas. Les gros titres 3D compétitifs sont hors de portée. Si le jeu est la motivation principale de l’achat, il faut regarder notre guide des smartphones gaming à moins de 400 euros plutôt que ce modèle.

Ce qui en fait un bon téléphone d’enfant

C’est ici que l’appareil se distingue de ses concurrents directs.

Aucune puce NFC. Impossible d’associer une carte bancaire, impossible de payer sans contact, impossible d’ajouter un moyen de paiement en un geste au supermarché. Sur un téléphone d’adulte, c’est une lacune. Sur un téléphone confié à un enfant de dix ans, c’est un verrou matériel — et un verrou matériel ne se contourne pas par un réglage.

La prise jack 3,5 mm. Des écouteurs filaires à 10€ se remplacent sans douleur quand ils finissent au fond d’un cartable. Pas de recharge à surveiller, pas d’appairage Bluetooth à refaire, pas d’écouteur perdu dans un vestiaire à 80€ l’unité.

La double SIM avec emplacement microSD dédié. Le triple emplacement permet de garder les 128 Go internes pour les applications et de basculer photos et musique sur une carte. Une carte de 64 Go coûte une dizaine d’euros et évite la saturation qui, sur ces appareils, arrive plus vite qu’on ne le croit.

Le GPS multi-constellations. GPS, Galileo, Glonass et BeiDou : la localisation via Google Family Link est fiable, ce qui est souvent la première raison pour laquelle un parent équipe son enfant.

Le contrôle parental repose sur deux briques complémentaires : Family Link côté compte Google, qui filtre les installations et impose des limites par application, et l’Espace enfant de MIUI, qui crée un profil cloisonné. Pensez également à parcourir notre guide sécurité et vie privée avant la première mise en route, la configuration initiale étant le moment où tout se joue.

Photo et autonomie

Le capteur unique de 50 MP fait ce qu’on attend d’un module d’entrée de gamme : de bonnes photos en extérieur par beau temps, un traitement logiciel qui pousse un peu la saturation, et une chute nette dès que la lumière baisse. Le mode nuit rattrape partiellement les scènes d’intérieur au prix d’un temps de pose plus long. La caméra frontale de 5 MP suffit aux appels vidéo familiaux, pas davantage. La vidéo plafonne à 1080p 30 fps à l’avant comme à l’arrière — pas de 4K, pas de stabilisation optique.

L’autonomie est le point fort. 5000 mAh combinés à un écran HD+ et à un processeur 6 nm économe : une journée d’école complète passe sans difficulté, deux jours en usage léger. C’est précisément ce qu’on veut sur un appareil qu’un enfant ne pensera pas à recharger.

Le bémol concerne la charge. L’appareil accepte 18W, mais Xiaomi ne met qu’un adaptateur 10W dans la boîte. Résultat : une charge complète très longue avec le bloc fourni. Un chargeur USB-C PD de 20W à une dizaine d’euros règle la question, et c’est le premier accessoire à prévoir — voyez notre guide des chargeurs pour ne pas surpayer.

Tableau comparatif

CaractéristiqueRedmi 13C 5GSamsung Galaxy A16Nokia 2660 Flip
Prix149,24€269€53,99€
Écran6,74” IPS HD+ 90 Hz6,7” AMOLED HD+ 90 Hz2,8”
ProcesseurDimensity 6100+Exynos 1330S30+ (non-smartphone)
RAM4 Go4 Go48 Mo
Batterie5000 mAh5000 mAh1450 mAh amovible
NFC / paiementNonOuiNon
Prise jackOuiOuiOui
ApplicationsAndroid completAndroid completAucune
Note Amazon4,2/54,2/53,3/5

Verdict final

Note : 4,2/5 ⭐⭐⭐⭐

Le Xiaomi Redmi 13C 5G n’est pas un bon smartphone dans l’absolu : l’écran est en HD+, les 4 Go de RAM saturent, le suivi logiciel est court et le chargeur fourni est sous-dimensionné. Jugé comme smartphone généraliste, il est banal.

Jugé comme premier téléphone d’un enfant, il devient nettement plus intéressant. À 149,24€, il autorise l’accident. Sa batterie de 5000 mAh couvre une journée d’école sans discussion. Sa prise jack évite la spirale des écouteurs sans fil perdus. Et son absence de NFC supprime matériellement toute la question du paiement mobile, ce qu’aucun réglage logiciel ne garantit aussi bien.

Pour qui ? Un enfant de 9 à 13 ans qui reçoit son premier smartphone, dans une famille qui veut de la localisation GPS, du contrôle parental Google Family Link et zéro fonction de paiement. Pour un adolescent qui prend les transports avec un pass dématérialisé, il faut du NFC : voyez plutôt notre guide du smartphone pour ado. Et pour un enfant plus jeune à qui l’on veut simplement pouvoir téléphoner, le Nokia 2660 Flip va encore plus loin dans la simplification.

Questions fréquentes

Peut-on empêcher un enfant d'installer n'importe quelle application ?

Oui, par deux voies. La première est Google Family Link, qui s'installe côté parent et côté enfant : il valide ou refuse chaque téléchargement du Play Store, impose des limites d'usage par application et permet de localiser l'appareil. La seconde est l'Espace enfant intégré à MIUI, un profil cloisonné où seules les applications que vous avez autorisées apparaissent. Les deux fonctionnent sur le Redmi 13C 5G, et rien n'empêche de les combiner. Notez qu'un enfant plus âgé peut contourner un profil MIUI ; Family Link, lié au compte Google, est le verrou le plus solide des deux.

L'absence de NFC est-elle un problème sur ce modèle ?

Pour un adulte, oui : pas de NFC signifie pas de Google Wallet, pas de paiement sans contact, pas de titre de transport dématérialisé. Pour un premier téléphone d'enfant, c'est plutôt un argument. Aucune carte bancaire ne peut être associée au téléphone, ce qui supprime d'office toute la question du paiement mobile. Si l'appareil est destiné à un adolescent qui prend les transports en commun avec un pass dématérialisé, il faut en revanche regarder ailleurs.

Quelle est la différence avec le Redmi 13C classique, sans 5G ?

Ce sont deux appareils différents malgré le nom presque identique. La version testée ici, référence B0D5K131DK, est bien la déclinaison 5G : elle embarque un MediaTek Dimensity 6100+ gravé en 6 nm et gère la 5G sur les deux SIM. Le Redmi 13C sans 5G repose sur un Helio G85, plus ancien, et se limite à la 4G. Les écrans et les batteries se ressemblent, mais le processeur et la connectivité ne sont pas les mêmes : vérifiez la mention « 5G » dans l'intitulé de l'annonce avant de commander.

Combien de temps le téléphone sera-t-il mis à jour ?

C'est le point faible du dossier. L'appareil est livré sous MIUI 14 et Xiaomi ne communique pas, sur cette gamme d'entrée, un engagement de mises à jour comparable aux six ans annoncés par Samsung sur son Galaxy A16. Si la longévité logicielle est votre critère principal — par exemple pour un téléphone censé durer tout le collège — le Galaxy A16 est le choix plus sûr, au prix d'environ 60€ de plus.